La nourriture : une valeur refuge

 

Que fait la personne lorsqu’elle mange ? Que se cache derrière son action de manger ? de grignoter parfois compulsivement toute la journée ?  d’engloutir une tablette de chocolat en regardant la télévision  ?

Comment ces comportements se sont-ils  installés et à quoi répondent-ils ? Que calment-ils ?

Quelle protection y trouve-t-on ? 

 

Perdre du poids n'est pas facile ! Traiter les problèmes de poids est extrêmement complexe.  On évoque souvent, à tort, un manque de volonté chez certaines personnes souffrant d'obésité...  De nombreuses fonctions et systèmes interviennent dans la prise alimentaire : métabolique, physique, psychique, émotionnel, social...  et leur dysfonctionnement n'est pas facile à réguler au niveau conscient.   Les informations et connaissances au niveau de la diététique ne manquent pas et la culpabilité n'est d'aucune aide pour les personnes découragées souvent par plusieurs tentatives de régimes.  

 

 

 

L'anorexie

 

L'anorexie  est un symptôme qui correspond à une perte de l’appétit mais ce symptôme peut devenir chronique et, quelle qu’en soit la cause, il peut conduire à la malnutrition et à ses complications. Ce trouble du comportement alimentaire concerne de nombreux jeunes, entre 12 et 20 ans   (perte d’appétit, refus de manger, de prendre du poids). On distingue l’anorexie par restriction où le sujet se prive de nourriture et l’anorexie purgative où le sujet vomit ce qu’il mange.

 

Dans les faits, le terme est abusivement utilisé pour désigner l’anorexie mentale qui est un trouble psychopathologique complexe, au cours duquel il n’y a pas de perte de l’appétit mais, au contraire, une lutte active contre la faim.   

 

L’anorexie accompagne les altérations de l’état général. Elle commence par un effort pour lutter contre la faim ; il s’ensuit une perte d’appétit au fur et à mesure que les kilos partent.  

 

C'est bien parfois le compromis que trouve la personne face à un conflit qu’elle ne parvient pas à résoudre : chagrin d’amour, deuil… L'anorexie s’accompagne souvent d’une faible estime de soi, d'une piètre image de soi. Lorsque l’obsession de maigrir devient incontrôlable, plus rien n’a d’intérêt pour le sujet et la conséquence est un isolement social, la dépression.

 

La thérapie et le soutien sont alors indispensables pour guérir la cause sur le long terme. Un accompagnement personnalisé avec l’hypnose ércksonienne et la PNL (la sophrologie aussi peut être efficace dans le cadre d'un suivi pluridisciplinaire)  aide  la personne à se diriger vers le changement  : réapprendre le schéma corporel, porter un regard positif sur la vie et sur soi-même, empiler  les ressources (confiance, estime de soi, image de soi,  plaisir, ...) gestion du passé, projections positives avec une prise de conscience des ressentis positifs pour retrouver le goût de vivre…  

 

 

 

 

 

La boulimie

 

Les causes de la boulimie sont complexes et multiples et sont issues d’une combinaison de facteurs émotionnels, comportementaux, psychologiques et sociaux. Ces facteurs sont paradoxalement très proches de ceux de l’anorexie mentale, les deux maladies étant parfois liées.

 

Les personnes touchées par ce « symptôme » utilisent souvent la nourriture et le contrôle sur la nourriture afin de trouver un moyen de compensation pour des émotions et des sentiments qui semblent insurmontables (en apparence).  Pour certains, jeûner, ingérer des aliments d’une manière excessive et se faire vomir peut être comme une façon de surmonter ces émotions difficiles et d’avoir l’impression de maîtriser sa vie. Finalement, ces comportements vont nuire à la santé physique et psychique.

 

Le poids est comme une protection, une sorte de programme de survie du cerveau pour réagir à une émotion ressentie à des degrés différents selon les individus et les situations personnelle. En effet, le principe est qu’une action face à la nourriture sous forme de protection a été mise en place à un moment donné, par l’inconscient, cependant son utilité est peut être obsolète aujourd’hui et n’a plus de raison d’être ; ces actions et réactions corporelles  être modifiées, annulées et transformées au profit d’autres actions ou comportements plus écologiques pour le sujet. Et pour cela, l’hypnose est très efficace.

 

Il va s'agir, pour le praticien en hypnose, de reconnaître la ou les émotions génératives du comportement inadapté et de repérer les éléments fondateurs de ces émotions négatives. Lors de la transe hypnotique, le praticien aide le sujet à trouver les ressources inconscientes pour modifier la teneur de ces émotions qu’il souhaite modifier et transformer ainsi un comportement indésirable par un comportement adapté, écologique pour la personne.

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La boulimie et l’anorexie sont considérés par la psychiatrie comme les formes très proches d’une même addiction, c'est-à-dire une pathologie de la dépendance (ici à la nourriture). 

 

 

L'hyperphagie

 

Tout comme la boulimie, l’hyperphagie est une prise alimentaire compulsive d’une grande quantité d’aliments (sans qu’il y ait la notion de faim). A la différence de la boulimie, l’hyperphagie concerne des aliments précis et choisis.

 

La honte et le dégoût suivent ces prises alimentaires et aggravent l’état dépressif, souvent à l’origine de la compulsion. Ces crises sont souvent des stratégies de survie pour lutter contre un état dépression.

 

L’hypnose permet d’explorer les ressources de l’inconscient  pour installer des  nouveaux comportements  qui permettront à la personne de retrouver le goût de vivre.

 

 

 

 

 

 

Les  compulsions alimentaires 

 

 

Pour la plupart des gens, les compulsions alimentaires se situent entre péché de gourmandise et boulimie. Or, ce n'est pas cela...
Les compulsions correspondent à un besoin irrépressible de manger, sans faim, même rassasié, n’importe quand (le matin, la nuit, même après un repas…)  ; les aliments « plaisir » sont engloutis dans un temps record, sans même s’en apercevoir quelquefois. Il y a une notion de quantité, de vitesse (on engloutit un paquet de gâteau en  quelques minutes) : on mange trop et trop vite et il y a une notion de rythme : c’est une prise impulsive,  compulsive.


En mangeant « trop » et de façon compulsive, il est peut-être possible d'exprimer un besoin de posséder davantage, non seulement de la nourriture, mais de tout ce dont on se sent privé à ce moment-là (affection, amour, reconnaissance,  temps, attention, bien-être personnel ou financier).

 

Les compulsions alimentaires sont différentes de la boulimie : l’objectif n’est pas de se faire plaisir  (les personnes compulsives n’aiment pas manger), la crise se termine bien souvent (mais ce n'est pas systématique) par des vomissements. Dans la boulimie, il y a un dégoût de soi et le désir farouche de maigrir (d’où les vomissements, l’utilisation de médicaments ou de compléments alimentaires, de laxatifs…)   

 

Tout comme pour la boulimie, les compulsions ont bien souvent des causes à la fois nutritionnelles, comportementales et mentales ; elles sont souvent issues d’une mauvaise gestion de l’alimentation ; 40% des personnes obèses ont des compulsions alimentaires mais c’est parce qu’elles font des compulsions qu’elles deviennent obèses !  Et l’on constate généralement qu’un régime pauvre en protéines favorise les compulsions !

   

Une mauvaise gestion de ses émotions (angoisse, tristesse, déception, découragement, culpabilité, solitude,  pensées négatives, un manque d’amour, de maîtrise de soi, de confiance, une mauvaise image de soi...)  ne font qu’accroître le mal-être de ces personnes compulsives.

 

 

   

Comment s'en sortir ? L'équilibre corps-esprit

 

L’hypnose va permettre d’entamer un long travail sur soi, sur son comportement, sur son identité, sur son image, sur sa mission de vie. Il sera nécessaire de travailler sur  la gestion de ses envies, de ses pulsions, de ses émotions, travailler sur la quantité de ce que l’on mange et la qualité,  le rythme, la durée, le bien-être, la détente, ses pensées négatives pour se construire petit à petit une personnalité positive.

 

Il est primordial d'apprendre à gérer son stress et ses émotions afin d’agir sur l’origine de sa problématique, apprendre à gérer son bien-être intérieur, l’envie d’être bien avec soi et de prendre soin de soi, de s'aimer, de respecter ses besoins, de sentir que l'on important...   C'est à cette condition que le changement devient possible et agréable.

 

Pour le praticien en hypnose, ce dernier devra agir sur la personne tant au niveau conscient qu’inconscient. Dans le cadre des changements alimentaires, il s’agit de faire comprendre à l’inconscient l’intérêt du plaisir : c'est un plaisir de manger sainement !

Il faut aussi déculpabiliser la personne et lui apprendre à prendre du recul.  C'est un travail "sur mesure" qui devra être fait, totalement adapté à la personne afin qu'elle se dirige vers un équilibre corps-esprit et qu'elle retrouve sa liberté intérieure pour reprendre sa vie en mains.

 

Chaque personne est différente  et les comportements ont une origine différente en fontion de chacun; il est donc nécessaire que le praticien en hypnose écoute attentivement son client ; il lui faudra trouver le ou les facteurs qui ont déclenché les comportements négatifs. Dans le cas de la gestion des compulsions alimentaires  il va créer  un dialogue avec la partie inconsciente de la personne 

qu’il accompagne pour l’aider à générer une nouvelle façon de gérer le stress (et/ou ses émotions). Dans de nombreux cas,  le comportement compulsif   disparaît,  le changement devient simple et accessible, les résistances  partent d'elles-mêmes.  La personne accompagnée retrouve une liberté d’action et de gérer ses envies et besoins.

 

Après ce travail  (et seulement après) qui doit se faire en amont, la personne peut consulter un diététicien (malheureusement, les personnes obèses et/ou compulsives ne pensent pas toujours à consulter un praticien en hypnose pour les accompagner avant la phase d’amaigrissement) : le cerveau sera beaucoup plus réceptif à une alimentation saine et équilibrée sans être gêné  par des résistances non traitées.

 

Pendant la phase de « maintien » un travail sur l’harmonie « corps-esprit » s’avère  indispensable par la pratique régulière d'une technique psycho-corporelle (sophrologie, méditation pleine conscience, yoga) et/ou la pratique d'un sport quel qu'il soit  (natation, gym douceur, étirements, marche, vélo... ) pour se réapproprier son corps et pour que les changements opérés soient durables.

 

 

 

Gestion du poids - Troubles alimentaires  

"Prends soin de ton corps, c'est le seul endroit où

 tu es obligé de vivre"

                                    Jim Rohn